Pas de Génération spontanée au domaine de la culture - UNION DES ARTS PLASTIQUES de Saint Etienne du Rouvray
UNION DES ARTS PLASTIQUES de Saint Etienne du Rouvray
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Pas de Génération spontanée au domaine de la culture

par RĂ©mi Parment

samedi 1er mars 2003

L’Union des Arts Plastiques souffle ses 40 bougies et ce n’est pas rien. Pour tous, le sigle UAP est une aventure Ă  nulle autre pareille, sans aucun doute au plan national et d’Ă©vidence au plan rĂ©gional. L’UAP tient de la magie, mais une rĂ©ussite n’est pourtant jamais le fruit du hasard… pas de gĂ©nĂ©ration spontanĂ©e au domaine de la culture.

Au commencement Ă©tait…un homme Ă  la stature de bĂ»cheron qui en art avait l’intime conviction que la crĂ©ation peut et doit ĂŞtre l’un des moteurs de l’ascension sociale. Comme d’autres choisissent le sport.

GĂ©rard Gosselin Ă©paulĂ© d’un noyau initial se lance dans l’aventure. Les premières annĂ©es en assoient le principe.

Le choc rĂ©vĂ©lateur, celui qui va insuffler la marque, la « couleur » UAP, nait d’une rencontre avec un artiste charismatique, Kijno. Figure au potentiel crĂ©ateur en parfaite adĂ©quation avec l’attente des membres de cette si jeune Ă©quipe. L ’artiste se rĂ©vèle un « meneur » d’homme qui transmet, avec passion, sa flamme. Kijno plus que tout autre sera le temps d’une belle dĂ©cennie, un « père spirituel. ».D’autres « grands » viendront prendre le relais, le vaisseau UAP vogue vers sa destinĂ©.

Au fil de 40 annĂ©es, les lieux Ă©volueront, les gens de mĂŞme. Pourtant les anciens, pour beaucoup, sont toujours prĂ©sents. Certains ne crĂ©ent plus, d’autres ont disparu, ne donnent plus signe de vie. Ainsi va la vie. L’âge faisant le reste, beaucoup s’en sont allĂ©s.

Mais la formule perdure, la potion initiale devait ĂŞtre magique. GĂ©rard Gosselin s’en Ă©tonne, s’en rĂ©jouit. Les rangs de ces troupes croissent en nombre et en qualitĂ©. Ils furent innombrables ceux qui un jour frĂ©quentèrent les cimaises de l’UAP. Ici, lĂ , ailleurs.

Preuve en est, cette expo bilan qui ambitionne de rĂ©unir le plus grand nombre des 270 artistes qui, un jour, poussèrent les portes de la « Maison UAP. » le temps d’une, de deux ou de vingt expos.

Autre constante, la tonicitĂ© du renouvellement des gĂ©nĂ©rations. En 40 annĂ©es, elles se succèdent sans discontinuer. Avec cette Ă©vidence, l’ouverture et l’accueil de plus en plus large aux femmes. Certes, un bouillonnement partout sensible, mais essentiel au sein de ce creuset-laboratoire. On est loin de la prime Ă©quipe qui, voici quatre dĂ©cennies, partit Ă  la conquĂŞte de cimaises, alors que rien ou presque n’existait dans l’agglomĂ©ration. Un combat artistique gagnĂ© haut la main, sans la moindre Ă©quivoque.

octobre 2003
RĂ©mi Parment