UNION DES ARTS PLASTIQUES de Saint Etienne du Rouvray
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Art moureusement plastique

par Jérome Gosselin, Adjoint à la Culture et à la communication

dimanche 2 mars 2003

Depuis que l’homme s’est sédentarisé, son évolution n’a cessé de progresser. Domestiquer l’animal, cultiver pour se nourrir, élevaient sa qualité de vie. Le langage s’enrichissait. Sa réflexion, son intelligence lui permettait de construire son habitat, d’organiser sa société.
Lorsqu’il fabrique ses outils, ses vêtements, ses instruments de cuisine, il les décore naturellement de signes géométriques, de coquillages, d’empreintes de doigt. II peint sur les parois des cavernes dans lesquelles il s’abrite. II sculpte des déesses de la fécondité dans des os ou de l’ivoire. Qu’il soit mésopotamien, africain, inca, esquimau, européen, indien, l’Homme crée. Ce besoin est indispensable à notre évolution, il est vital, et n’a jamais cesse. Même si des gouvernants aux idéologies dictatoriales et fascistes ont voulu bâillonner, tuer ou mettre à leurs bottes les hommes et les femmes de culture, ceux-ci, au péril de leur vie ont continue de créer. Dans notre histoire proche, des hommes comme Picasso, Aragon, Eluard... ont continue de créer, se sont engagés politiquement dans des actes de résistance, dans des mouvements intellectuels, dans des partis politiques : créer est facteur de démocratie.

Quand en 1959, les Stéphanais élisent un Conseil municipal composé de femmes et d’hommes de gauche, ils se donnent les moyens d’assouvir leurs besoins de culture. Les premières oeuvres contemporaines sont ainsi exposées. Découvrir des oeuvres originales de Pablo Picasso, Jean Lurçat, Fernand Léger... était possible pour la première fois dans l’agglomération rouennaise.

Les plasticiens stéphanais s’organisent en association en fondant l’Union des arts plastiques de Saint Etienne du Rouvray. L’histoire se poursuit et des liens forts se tissent entre la ville et I’UAP. Dans des conditions techniques parfois difficiles, avec l’aide du personnel municipal, des solutions ont toujours été trouvées afin que vous puissiez toujours exposer. Aujourd’hui, nous possédons plusieurs lieux dans les centres socioculturels, au Rive gauche, qui est l’un des rares établissements culturels de diffusion d’art vivant à avoir été conçu et réalisé avec une galerie d’exposition. Le combat de la culture que vous menez est aussi le nôtre. Les maires se succèdent, les adjoints à la culture aussi, mais vos élus stéphanais ont toujours été à vos côtes. Au cours des décennies la ville a acheté des oeuvres d’art et est propriétaire d’un fonds d’art contemporain exceptionnel.

Aujourd’hui, c’est ensemble que nous fêtons vos 40 ans, nos 40 ans de vie commune.

novembre 2003
Jérôme Gosselin
Adjoint à la Culture et à la communication